cover_amazon_smallLa traduction en anglais de mon livre paru en 2006 en grec aux Editions Futura est disponible en e-book au Kindle store chez AMAZON .

L’architecture est le fantasme de l’architecte formulé dans le langage de la construction. Le fantasme est l’envers et le soutien du monde du sujet -un monde réel et imaginé, rencontré et fabriqué. A travers le fantasme, le désir revêt ses formes et les choses se voient attribuer du sens et des investissements.

L’architecte produit des fantasmes pour réparer ou remodeler un monde imparfait ou inachevé. Dans l’âme de chaque architecte, au commencement étaient toujours quelques ruines.Le langage de la construction encadre et contraint la mise en forme du fantasme de l’architecte. Parmi ses composantes, ou retrouve des contraintes, des déterminations et des codes naturels, technologiques, techniques, pratiques, économiques, sociaux, historiques, politiques, institutionnels, culturels, communicationnels, psychologiques… Son organisateur nodal, c’est la rencontre avec l’Autre. De cette rencontre, de la dialectique difficile qui régit ces rencontres, peuvent surgir des symptômes architecturaux: Manque de langage, parole vide, double langage, forme en souffrance, stéréotypie, répétition…

Fruit heureux de cette rencontre difficile, cependant, l’œuvre construite incarne, pour l’architecte, sa propre subjectivité reconnaissable : C’est la construction signifiante. Là le langage de la construction peut, par un processus de sublimation, constituer l’espace de la créativité, fournissant au fantasme son mode d’existence le plus favorable: Rencontre avec les choses -avec le risque et la jouissance que cela comporte.Le concept de fantasme contribue à la transition d’une architecture des besoins à une architecture du désir.