Forme et sens dans l’inconscient Freudien

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La parole de la discorde

La parole, dont question ici, est le célèbre énoncé lacanien: « L’ inconscient est structuré comme un langage ».

Pomme de la discorde pour toute une période de la psychanalyse, surtout européenne. Parole puissante, qui suscita des objections fortes, fonda une école et mit en marche une dialectique complexe, à la fois théorique, pratique et culturelle.

Cette position repose sur deux fondements:

– D’ abord, l’ expression « comme »

– Ensuite, la notion, explicitement formulée dans d’ autres textes, de signifiant pur, c’ est-à-dire, d’ une « forme pure », qui signifie bien qu’ elle ne renvoie à aucun signifié particulier.

Un survol des démarches et de la logique, qui visent à prouver la validité de cet énoncé, montre qu’ en général il s’ agit d’ argumentation partielle (et non pas de preuve), ayant essentiellement recours à l’ analogie (fondée sur des illustrations à titre d’ exemple).

L’ œuvre de Joël Dor (1) est une version exemplaire de ce type de démarche. L’ auteur souligne que cette position est le fondement de la théorie lacanienne. Or, la façon dont il essaie de fonder sa validité est, selon ses propres mots, une « analogie structurale entre certains processus du langage et le dynamisme inconscient » (2). Ce qu’ il montre alors n’ est pas la validité de cette position, mais les difficultés de cette démarche.

La difficulté principale, ainsi que les objections majeures, ont trait à l’ expression « comme ». La raison en est évidente. L’ expression « comme » implique une comparaison entre deux termes, donc l’ existence d’ une différence. Ce qui soulève la question:

Quelle est la différence spécifique qui caractérise, avant et au-delà de cette analogie, la spécificité de l’ inconscient freudien?

Ainsi, le recours à l’ analogie sert à occulter, mais en même temps désigne l’ existence et le lieu d’ un vide conceptuel.