Les enfants n’ont pas besoin de psychologues. Ils ont besoin de parents ! (Nikos Sideris)

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Chapitre I. L’étonnement devant l’ évident


De plus en plus souvent, des parents me demandent de voir leur enfant « parce que nous avons problème ». Après les avoir écouté et offert quelques consignes concrets, 9 fois sur 10 j’ ajoute : « Les enfants n’ ont pas besoin de psychologue. Ils ont besoin de parents ! ». Initialement, ils ont l’ air de ne pas croire. Ensuite, ils montrent qu’ ils viennent de percevoir une vérité qui délivre et qui restait jusqu’ alors occultée. Et ils remercient de leur avoir offert la possibilité d’ assumer cette responsabilité libératrice.

Ces cas illustrent les complications qui émergent quand parents et enfants ne sont pas a leurs places respectives. Et surtout, le dérèglement familiale inévitable quant les parents se dérobent de leur place et de leur responsabilité qui sont les leurs en leur qualité de parents.

Or, être parent est une propriété qui n’émane pas de l’accord de l’ enfant, puisque elle est attribue de façon définitive en fonction des institutions sociales. En tant que telle, elle n’est pas négociable ou révocable. Quant les parents n’ arrivent pas a fonctionner selon les prérogatives qui découlent de leur qualité de parents, l’enfant se trouve dans un vide – un vide que les enfants redoutent [exemples cliniques] .

Il n’y a pas d’ être plus tragique que l’ enfant laissé sans gouvernance, abandonné aux passions et au manque de discernement de l’ enfance et victime facile des manipulations des enfants plus âgés et des adultes. Cet état d’ orphelin psychique est une condition déterminante des « générations perdues » d’ enfants en déficit de savoir, de langage, de culture, de sociabilité, de manières et de rêves. Qui peuvent aboutir aux bandes de mineurs et aux actes de violence aveugle aux cours d’ émeutes désespérées voir banlieues français, décembre grec…). Ce qui est devenu objet de culte (la jeunesse, surtout l’adolescence) est reste sans encadrement, parce que sa compréhension et l’attitude adulte à son égard provoque craintes et peurs, revient sous forme « sauvage » en provoquant les sentiments mêmes qui le condamnent à exister « à l’état sauvage » : Peur et incompréhension.

Etre parent n’exige pas d’être parfait. Il suffit d’ être un parent suffisant . Un parent médiocre crée des problèmes en principe réparables, tandis que pas de parents risque d’être fatal pour l’enfant. Le recours aux « psychologues » (= tout psy) censés être la pour combler un vide parental ne saurait être que le dernier recours, pas la première option.

Ce que je signale ,c’est l’évidence même – rien de nouveau, rien d’ étrange. Ce qui est nouveau et étrange, c’est que, dans les sociétés occidentales actuelles, c’est le fait que tant de gens appelés a être parents n’ y arrivent pas a fonctionner selon l’évident, mais ils perdent la boussole.

Vignette clinique : Quant deux parents « ignorent » que l’enfant doit respecter ses parents non parce qu’ ils font ce que lui plait, mais à cause du fait élémentaire qu’ils sont ses parents. Discussion de la nécessité de rappeler a toute partie concernée qu’ être enfant ne comporte pas seulement des droits, comme une rhétorique ambiante laisse entendre en créant des narcisses « consommateurs de droits »,mais aussi des devoirs pratiques et moraux. Un enfant exonéré de ses devoirs est un être ampute, qui le ressent et cherche désespérément des références et des guides inappropriés – idoles, life style, TV, « des grands qui ont une connaissance de la vie »…Ou qu’il essaie d’assumer un fardeau qui le dépasse – rééquilibrer la famille en remplissant le vide parental… Dans tous les cas, en payant très cher ces vicissitudes, cette quête de substituts.

Pourquoi l’ évident se dérobe ? Pourquoi les parents demandent, dans ces cas la, a « amener leurs enfants au psychologue » ? C’est l’ objet du chapitre suivant.