Les enfants n’ont pas besoin de psychologues. Ils ont besoin de parents ! (Nikos Sideris)

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Chapitre IV. N’ayez pas peur d’être parents !


Aux yeux de l’enfant, cet être qui est « parent » correspond à une entité évoluant, aux traits qui changent. Cependant, être parent, du point de vue de l’enfant, comporte trois propriétés invariables :

Sa relation à l’enfant fonde le sentiment d’un lien intemporel, indestructible. Ce sentiment garantit a l’enfant une sécurité existentielle, puisque le monde, à travers ses parents, a voulu et veut toujours qu’il existe. Quoi qu’il arrive, mes parents seront toujours la, à mes cotés. Ainsi, la première propriété du parent consiste en l’incarnation de l’affirmation du monde à l’existence de l’enfant.

La deuxième propriété invariable du parent, du point de vue de l’enfant, est qu’il aime son enfant pour la seule raison qu’il est son enfant, sans aucune autre condition. [Sens des questions insistantes de l’enfant du type « M’aimes-tu ? »]

c.La troisième propriété invariable du parent, du point de vue de l’enfant, est que le parent est en position de refuser et d’interdire sans osciller. Il peut dire « Non ! » et « Ne pas… ! » sans avoir peur. Il peut faire face a des situations délicates et incertaines sans perdre son équilibre ni nier ses convictions, capable de défendre ses choix et ses positions et d’assumer pleinement sa responsabilité de parent. Ceci est une leçon de vie de valeur inestimable pour l’enfant lui-même. En lui montrant que « Non ! » ne signifie pas « Je ne t’aime pas » et en lui expliquant que le refus ou l’interdiction sont lies a l’observation des règles ou a la logique des circonstances, le parent permet a l’enfant de dépasser ses illusions et d’élaborer un mode d’être et un équilibre personnel qui ne soit pas constamment contredit par la réalité. Paroles simples et claires, réassurance affective et recherche d’alternatives permettent a l’enfant d’assimiler le « Non ! » et le « Ne pas… ! » de façon constructive, tout en lui garantissant que ses parents sont a la place du parent et capables de maitriser des situations difficiles, des vérités amères et des émotions négatives sans perdre leur équilibre – encore une leçon de vie majeure pour l’enfant, en lui offrant un exemple crédible d’efficacité pratique et d’équilibre psychique.

Inversement, quand le parent a peur, l’enfant tremble. Parce que il s’imagine que le monde est peuple de menaces qui dépassent même ses parents, donc, a fortiori, lui-même aussi… [Plusieurs illustrations de cet état des choses.]

Le parent peut être sur que dire « Non ! » et « Ne pas… ! » ne lui coutera pas l’amour de son enfant, malgré les tensions éventuelles. En plus, il peut assumer cette fonction limitatrice sans craindre qu’il commettra aussi des erreurs : Ceci est inévitable, mais les enfants sont des puissantes « machines à pardonner ». Et ils témoigneront plus tard, de la place de l’adulte équilibré qu’ils deviendront, de l’amour et de la gratitude a l’égard de tels vrais parents.